De Pérégrination


Nous proposons ces lectures avec pour objectif de questionner sur ce qui peut conditionner nos comportements,
nos postures, nos croyances et parfois bousculer notre vision du monde.

S’inscrire dans une pensée paradoxale en ayant toujours à l’esprit que la carte n’est pas le territoire.


Hacking Social

Un anti-manuel de manipulation.

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De la servitude volontaire – Étienne de La Boétie

 

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De la désobéissance – Henry David Thoreau

 

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L’instant Philoparks – La plasticité, principe de la dignité humaine.

Un extrait du Discours sur la dignité de l’homme de  Pic de la Mirandole. (Paru sur Philolog.fr).

Ce qui distingue l’homme de l’animal, ne serait-ce pas sa capacité à choisir et sortir de sa condition.

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« Le parfait artisan décida finalement qu’à celui à qui il ne pouvait rien donner en propre serait commun tout ce qui avait été le propre de chaque créature. Il prit donc l’homme, cette œuvre à l’image indistincte, et l’ayant placé au milieu du monde, il lui parla ainsi : « Je ne t’ai donné ni place déterminée, ni visage propre, ni don particulier, ô Adam, afin que ta place, ton visage et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. La nature enferme d’autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t’ai placé, tu te définis toi-même. Je t’ai mis au milieu du monde, afin que tu puisses mieux contempler autour de toi ce que le monde contient. Je ne t’ai fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, afin que, souverain de toi-même, tu achèves ta propre forme librement, à la façon d’un peintre ou d’un sculpteur. Tu pourras dégénérer en des formes inférieures, comme celle des bêtes, ou régénéré, atteindre les formes supérieures qui sont divines »

               Pic de la Mirandole. Discours sur la dignité de l’homme. 1486 ou 1487.

Thème : La nature humaine.

Questions : L’homme est-il un être de la nature comme les autres ? Qu’est-ce qui fonde sa différence spécifique et constitue le principe de sa dignité ?

Thèse : L’intérêt de ce texte est d’établir que l’homme ne peut pas être enfermé dans les limites d’une nature comme c’est le cas pour la plante et l’animal.  Comme le mythe de Prométhée et avant Rousseau avec le thème de la perfectibilité, Pic de la Mirandole montre que la nature de l’homme est d’être ouverte à une infinité de possibles. Elle se caractérise par sa plasticité. A l’homme est remis le pouvoir d’être le souverain de lui-même. La métaphore de la sculpture indique que l’humanité est sa propre œuvre, qu’elle est au principe des différentes formes qui seront les siennes au cours du temps. L’homme est libre. Il est son propre créateur et selon qu’il développera tel ou tel possible, il dessinera un visage ayant la noblesse des formes supérieures ou au contraire la petitesse des formes inférieures. Mais sa dignité n’est pas liée à telle ou telle métamorphose (par exemple un être cultivé serait plus humain qu’un être inculte, une forme ethnique de l’humanité serait plus humaine qu’une autre), elle est attachée à sa capacité de se métamorphoser.