Dans notre société pour laquelle les chiffres ont souvent valeur de preuve irréfutable, il devient essentiel de mener en classe, dans le cadre de l’Enseignement Moral et Civique, une analyse sur la façon dont sont produites les statistiques. A leur sujet, l’humoriste Abe Burrows signalait que « La raison d’être des statistiques, c’est de vous donner raison ». Malgré l’idée qu’elles seraient manipulables, elles semblent pourtant une donnée incontournée plus qu’incontournable pour mesurer la température d’une démocratie, à plus forte raison à l’âge du numérique, puisqu’elles sont la reconnaissance des tendances que suit l’opinion publique à la commande des gouvernements, des médias, du monde de l’entreprise. EN effet, l’opinion se partage, se dévoile, se placarde, se critique, se confronte dans la presse mais se traduit en questions dont les réponses imposeront la « loi du nombre ». Faire prendre conscience de ce phénomène aux élèves, dès le collège est un authentique projet citoyen et un impératif pédagogique pour développer leur intelligence d’adulte. C’est de ce postulat qu’est née la structure B’citizen, un « institut d’enquête » membre du collectif Citoyen 2.0 qui comprend par ailleurs l’association scolaire « Je dénonce ! », la revue Médiaparks, la classe entreprise « Boite de Com’ » et la junior association « A l’asso ». Dans B’Citizen, les élèves enquêteurs apprennent à développer des sondages, à organiser des processus de questionnement, à hiérarchiser les démarches d’investigation pour interroger leurs confrères du collège ou la société civile sur ses positions, ses avis, ses fonctionnements. Le partenariat avec l’ENSAI, école de statisticiens de Kerlann est un atout formidable pour mener des projets rigoureux, comme le questionnaire sur les « Violences ordinaires » présenté sur notre site.