La précarité étudiante, un fléau qui persiste

Précarité étudiante [Crédit: Viviane Marteau]
Précarité étudiante [Crédit: Viviane Marteau]
[Par Morgane, Ambre, Nicolas, Noria, Maxence*]

La précarité étudiante, un fléau qui persiste

Marine, étudiante en psychologie à l’Université Rennes 2, n’arrive pas à subvenir à ses besoins bien qu’elle soit boursière.

 

Qu’est-ce que la précarité étudiante ?

La précarité est définie par une situation financière fragile sans que l’on sache quand elle pourra prendre fin. Les personnes confrontées à cette situation vivent en dessous du seuil de pauvreté. Beaucoup d’étudiants sont malheureusement dans cette situation. Les parents ne peuvent pas les aider car ils ont eux aussi de nombreux frais. Toutes les familles n’ont pas les capacités financières d’aider leurs enfants. Ceux qui sont boursier vivent avec 400€ par mois, certains vivent avec moins. Ils n’ont pas forcément de quoi manger et s’habiller correctement ou même se loger.

En effet, la plupart de ces étudiants ont un prêt étudiant qui a servi à payer les frais de scolarité. Même avant de rentrer dans la vie active ils ont un prêt à rembourser alors qu’ils vivent avec 400€ tout au plus. Mais celui-ci n’est qu’une petite partie des charges. En effet, il y a toutes les dépenses de la vie quotidienne : les courses, les vêtements, les loisirs etc.

Des moyens existent pour lutter contre ce fléau

L’université est un lieu d’excellence. Les équipes doivent en effet enseigner et aider les étudiants dans leur parcours de vie.  Chaque année, plus d’1,7 million d’étudiants sont accueillis, dont la plupart sont boursiers. Cependant, certains étudiants font face à des difficultés parfois insurmontables. D’ailleurs, les universités essayent de déployer avec force et conviction des dispositifs qui peuvent permettre à ces étudiants de mener à bien leurs projets. Elles travaillent également en collaboration avec leurs partenaires, notamment le CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Il contribue à assurer aux étudiants une qualité d’accueil et de vie propice à la réussite de leur parcours de formation. D’autres moyens sont mis en place et sont très répandus, ce sont les tarifs étudiants dans de nombreuses structures : les cinémas, les transports, certains magasins ou encore les fast-food.

Pour de nombreux étudiants, il est souvent très difficile de suivre leurs études convenablement, même si la plupart d’entre eux sont boursiers car ces bourses sont souvent insuffisantes. Il s’agirait de revoir la façon de les attribuer.

Quels sont les facteurs de la précarité étudiante ?

Les étudiants n’ont pas tous les mêmes besoins. Par exemple, certains étudient dans une université non loin de la maison familiale, ce qui permet de ne pas payer un loyer supplémentaire. En revanche beaucoup d’entre eux doivent louer un appartement, ce qui ajoute des frais plutôt conséquents. Certaines résidences universitaires sont très chères, et les familles n’ont pas toujours le choix. Il y a aussi les frais de déplacements notamment l’essence qui coûte cher, mais aussi les abonnements annuels aux transport en commun. Certaines activités ou loisirs représentent un certain coût, pourtant cela permet de garder des liens sociaux et de se cultiver.

Les universités ou les grandes écoles peuvent être très chères, et la bourse ne suffit pas toujours. L’abandon des parents est aussi un grand facteur qui joue un rôle important dans la précarité. Ils n’apportent pas de soutien à leurs enfants qui sont encore à leur charge. Ceux-ci doivent se débrouiller seuls pour se nourrir, payer le loyer, les déplacements etc. Ils sont la plupart du temps dans l’obligation de travailler. 

Trouver un travail lorsqu’on est étudiant n’est pas toujours simple. En effet, les employeurs recherchent souvent de l’expérience dans le monde du travail, ce que les jeunes n’ont pas forcément.

Des conséquences effrayantes chez les étudiants

Les conséquences de la précarité peuvent être physiques et mentales et sont très alarmantes. Même si l’étudiant est mature et plus ou moins autonome, la précarité engendre une fragilité chez lui. Celui-ci n’a pas les moyens d’avoir des loisirs tels que le cinéma, le théâtre… contrairement à des personnes plus aisées. Cela entraîne donc un manque de culture et une rupture des liens sociaux importants. La pauvreté met également en danger la santé de l’étudiant car il peut renoncer aux soins médicaux. La malnutrition est l’un des facteurs qui participe à la défaillance de la santé du jeune. Ces problèmes qui pèsent sur le quotidien peuvent entraîner des faits encore plus graves. Certains échouent dans leur parcours universitaire car ils doivent travailler. Cette situation de précarité peut mener au suicide : en novembre 2019, un étudiant s’est immolé par le feu à Lyon. 

La précarité étudiante est un fléau encore bien trop présent malgré les moyens mis en œuvre car ils sont insuffisants. Les étudiants se trouvent dans une situation très compliquée dès leur plus jeune âge et les études qui représentent un coût trop élevé sont donc compromises. Il existe diverses formes de précarité. Bien sûr, les étudiants ne sont pas les seuls à en souffrir. Il y a la précarité de l’emploi, la précarité alimentaire, la précarité menstruelle, la précarité sociale…

Tout le monde peut être vulnérable !

 

*Morgane Avenec, Ambre Batoge, Nicolas Delvoie, Noria Duval, Maxence Nion, élèves du lycée Colbert de Lorient.

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